Pour déterminer la surface par collaborateur, voici un repère clair : un poste de travail confortable et fonctionnel nécessite en moyenne 10 m² par personne pour un bureau individuel et 11 m² par personne pour un espace de travail collectif.
À cela s’ajoutent la configuration, les zones de circulation, les espaces partagés et les besoins propres à l’activité. En combinant ces éléments, on obtient une estimation fiable pour dimensionner un plateau de travail sans perdre de place ni créer d’inconfort.
La première base à connaître est la norme AFNOR NF X35, souvent utilisée pour guider l’aménagement de bureaux. Elle fixe des repères simples : une surface minimale d’environ 10 m² par personne pour un bureau personnel, et 11 m² par personne lorsqu’il s’agit d’un bureau collectif qui nécessite plus de circulation et d’interactions.
Ces repères correspondent à un espace composé d’un bureau, d’un siège, de chaises visiteurs éventuelles et d’un rayon de mouvement suffisant pour éviter la gêne entre postes. Ce sont des valeurs qui s’ajustent selon les situations, mais elles sont une base solide pour déterminer la surface.
Le code du travail n’impose pas de chiffres précis en mètres carrés, mais demande un volume d’air suffisant, une aération correcte et une disposition permettant de travailler sans inconfort. À Paris, les coworkings prévoient entre 5 et 8 m² utiles par personne – sans compter les espaces communs.
Pour calculer une surface utile, il faut avant tout comprendre ce qui change d’un poste à l’autre. Cette étape évite les erreurs d'estimation et donne une vision réaliste des besoins en espace.
Un espace avec double écran, caisson de rangement et sièges visiteurs n’a pas la même surface utile nette qu’un poste léger en flex office. Le mobilier influe sur la circulation et la posture. L’objectif est de limiter les obstacles visuels ou physiques et laisser une vraie liberté de mouvement suffisante.
Un poste administratif a besoin de moins d’espace qu’un poste impliquant de nombreux documents, prototypes ou outils. Plus les manipulations sont nombreuses, plus la surface optimale doit être large. Cela vaut aussi pour les métiers nécessitant confidentialité ou concentration : l’environnement doit éviter les frictions sonores et visuelles.
Télétravail, flex office, rotation des équipes ou présence permanente influencent directement la surface recommandée. Une équipe hybride aura besoin de postes moins nombreux, mais mieux équipés. Dans ce cas, la surface pour télétravail ou l’aménagement d’un bureau à domicile peut aussi entrer dans la réflexion globale.
La base la plus stable reste la surface minimale fixée autour de 10 à 11 m² par poste selon le type d’espace. Cette mesure inclut le poste lui-même et une zone de circulation proche mais ne comprend pas les zones partagées, à savoir
La tout est de dimensionner ces zones selon les usages réels et non selon une règle standard. La formule générale est donc la suivante :
Surface totale = (Surface poste + Surface circulation) × Nombre de postes + Espaces communs
Exemple :
Une fois les calculs établis, tout l’enjeu sera d’aménager un bureau qui reste logique, agréable et cohérent avec les activités quotidiennes.
La surface consacrée à un poste de travail influence la qualité de vie au bureau et la dynamique d’une équipe. En s’appuyant sur les repères normatifs, les usages réels et la configuration du lieu, il devient plus simple d’ajuster la surface par collaborateur et d’obtenir un ensemble cohérent. Besoin d’une estimation précise pour votre projet ? Ertec peut vous accompagner dans l’étude et l’agencement de votre futur espace.
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